Jésus fait face à une nature diabolique
Автор: Esprit de liberté
Загружено: 2026-02-22
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Prédication de James Woody au temple d'Auteuil (Paris) dimanche 22 février 2026
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Chers frères et sœurs, c’est ce texte biblique qui sert de fondement au temps de Carême. Le diable entre en dialogue avec Jésus. L’évangéliste raconte que le diable va faire trois propositions à Jésus que celui-ci ne va pas accepter.
A. 3 tentations
Ces trois propositions sont traditionnellement comprises comme trois tentations. C’est ainsi que Louis Segond traduit le verbe peirazo aux versets 2 et 12, et le mot peirasmos qui en découle, au verset 13. Une partie de la tradition chrétienne a compris ce texte comme le combat qu’il faut mener contre les forces invisibles qui détruisent l’humanité. Ces forces invisibles, ce sont les passions qui animent les humains, et les poussent à agir. Elles sont devenues les péchés capitaux. Nous pouvons voir les trois propositions faites à Jésus comme trois tentations qui lui sont faites. Résistera-t-il à ces passions, à ces péchés ?
Transformer des pierres en pain, c’est la gloutonnerie, qui est un terme plus juste que gourmandise. Le glouton est celui qui mange même s’il n’a pas faim. Il avale tout et donc n’importe quoi. C’est une passion qui peut causer de grands torts, car en ayant besoin d’ingurgiter, on en finit par ingurgiter ce qui provoquera notre perte. C’est le sens de l’addiction, qui inclut aussi la luxure. Le premier travail spirituel consiste à lutter contre cette envie de tout avaler, de consommer à tout prix. Ne pas lutter contre cette pente, peut conduire à boire de l’eau de Cologne et à respirer de la colle. Jésus neutralise cette passion en rappelant qu’il faut garder de la place pour la parole de Dieu.
Recevoir toute l’autorité et la gloire des royaumes, c’est ce qui flatte la cupidité. C’est la passion qui consiste à vouloir posséder et posséder encore. Dans la liste des péchés capitaux, la cupidité rassemble l’envie et l’avarice. Cela conduit à dominer et, par conséquent, à réduire les autres en esclavage puisqu’ils doivent se soumettre à notre ordre des choses. La cupidité anéantit la liberté des autres qui doivent se mettre au service de celui qui veut posséder.
Enfin, le diable flatte l’orgueil de Jésus en lui faisant miroiter que, lui, pourrait sauter du haut du temple de Jérusalem en toute tranquillité. Dieu ne permettra pas qu’il s’écrase. L’orgueil consiste à faire de soi le centre de gravité. L’orgueil nous fait penser que tout doit s’organiser en fonction de notre intérêt, de nos besoins. C’est ce qui suscite le sentiment de toute-puissance – dont on affuble régulièrement Dieu, d’ailleurs. L’orgueil c’est ce qui crée un sentiment d’impunité qui pousse à ne plus tenir compte des lois, des limites, des autres. C’est aussi ce qui peut conduire à la paresse quand on pense que tout nous est dû. Et à l’emportement, quand quelque chose ne se passe pas exactement comme on le voudrait.
C’est l’ascèse, le combat spirituel, qui permet de faire face à la gloutonnerie, la cupidité et l’orgueil- trois racines de bien des problèmes humains. L’ascèse ne consiste pas à couper court à toute passion, à toute pulsion, mais à ne pas les laisser nous mener dans un sens qui serait préjudiciable pour l’avenir. Jésus rappelle qu’il faut aussi se nourrir de parole sinon on perd le sens de la vie. Il rappelle qu’on ne se prosterne que devant Dieu, sans quoi on sacralise des aspects secondaires de la vie. Il rappelle enfin qu’on n’instrumentalise pas Dieu pour ses ambitions personnelles.
B. 3 tentatives
Cette lecture, pour intéressante qu’elle soit, n’est pas forcément la plus fidèle au texte de Luc. En effet, la traduction du verbe peirazo par tenter laisse de côté le fait que ce verbe signifie essayer, tester, et donc tenter au sens de faire une tentative. Là où la tradition chrétienne est allée sur le terrain de la morale en parlant finalement de péchés capitaux et en développant une morale chrétienne et parfois une doctrine sociale, il peut être utile de ne pas céder à la tentation de faire de l’évangile une morale, mais un message qui révèle la beauté d’une humanité dont Dieu prend soin et qu’il s’agit de cultiver pour éviter qu’elle disparaisse.
La première tentative du diable, c’est de faire de Jésus un sorcier. Transformer une pierre en pain, c’est l’illusion que caressent ceux qui pensent que la sorcellerie a son mot à dire dans la vie quotidienne. Certes, tout se transforme, mais pas de toutes les manières. On ne peut pas transformer le plomb en or sans casser les molécules. Même chose pour les pierres, un élément m
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