Ne pas mettre son mouchoir sur ses convictions
Автор: Esprit de liberté
Загружено: 2026-03-01
Просмотров: 22
Описание:
Prédication de James Woody au temple d'Auteuil (Paris) dimanche 1er mars 2026
https://espritdeliberte.leswoody.net/...
Chers frères et sœurs, ce texte peut nous sembler bien archaïque avec ses histoires d’alliance, de circoncision et de changement de nom. Voilà un texte folklorique qui, à première vue, n’a pas grand-chose à apporter aux chrétiens qui ne pratiquent plus la circoncision. À première vue, car ce texte peut-être d’une grande actualité quand on le replace dans son contexte de rédaction, à l’époque perse et à l’époque hellénistique. Ce texte est une réflexion sur l’art de vivre sa foi dans une société pluraliste dont je vous donne tout de suite la teneur : il n’est pas question de mettre ses convictions sous son mouchoir.
Faire alliance avec Dieu
Tout commence par la question de l’alliance, un terme que nous n’employons plus beaucoup dans le christianisme, si ce n’est pour parler de la nouvelle alliance par opposition à l’ancienne alliance.
A. Initiative de Dieu
L’alliance, c’est le lien entre les humains et Dieu. Ici, nous le voyons, c’est Dieu qui a l’initiative et c’est une alliance unilatérale par laquelle seul Dieu s’engage. Cet aspect correspond à notre chère grâce. Cette alliance est conclue avec Abram par grâce seule, sans mérite d’Abram. Mieux que cela, cette alliance est conclue malgré Abram, qui vient de faire un enfant dans le dos de l’Éternel. En effet, un peu plus tôt, au chapitre 15, Dieu avait annoncé à Abram et Saraï qu’ils auraient un enfant et que font-ils ? Saraï conseille à Abram d’aller voir sa servante Agar pour concevoir un enfant avec elle. Et c’est ainsi que naîtra Ismaël au chapitre 16. Dieu fait ici alliance avec Abram malgré Abram, ce qui indique que la grâce de Dieu est disponible malgré notre mauvaise volonté, malgré nos coups bas, malgré nous.
Cela indique que chacun reste au bénéfice de la bienveillance de Dieu. Chacun reste digne d’être aimé, quelle que soit sa trajectoire, quels que soient ses agissements. Celui qui fait d’autres choix de vie que les miens n’est pas pour autant à bannir, que ce soit dans le domaine familial, économique, politique ou religieux. Même lorsqu’il se trompe, même lorsque sa vie est un naufrage, il reste digne de la grâce de Dieu, et donc de nos bons soins. La grâce est inconditionnelle
B. Promesse d’une vie fructueuse
Cette grâce n’est pas sans effet : elle rend la vie féconde. Abram, quoi que déjà âgé de 99 ans et Saraï déjà âgée de 90, sont au bénéfice d’une vie qui est manifestement fructueuse au-delà de tout espoir. Cela indique que la grâce divine est transcendante. Elle permet d’aller par delà ce que chacun, seul, dans son coin, serait capable d’accomplir. La grâce témoigne de la confiance que Dieu porte à chacun. Ici, la confiance dans la capacité de Saraï à avoir encore une vie féconde, contre l’avis d’Abram, et contre l’avis de Saraï elle-même. Cet épisode nous rappelle que nous sommes invités à reconnaître aux personnes la faculté de transcender leur situation.
Cela ne se fait pas sans effort, sans travail. Dans ce texte Dieu est nommé « El Shadday », c’est-à-dire le Dieu des terrains difficiles, de ces zones désertiques ou rien ne pousse sans qu’on s’y donne de la peine. Un peu comme les Cévennes, en quelque sorte. Le Dieu Shadday, c’est le Dieu qui n’est pas effrayé par les situations compliquées et qui vient à bout des difficultés en usant de cette grâce qui suscite des personnes qui se retroussent les manches et qui agissent pour que la vie surgisse contre toute espérance.
C. Une agrégation universelle
Enfin, notons que la promesse de Dieu concerne une multitude de nations et de rois qui pourront se revendiquer d’Abram. C’est pour cela qu’Abram va être appelé Abraham : est ajouté à son nom la première lettre du mot hamon qui signifie foule, multitude. Nous sommes bien en présence d’une société pluraliste.
À cela s’ajoute aussi le fait qu’Ismaël est intégré à l’alliance. Il bénéficiera également de la circoncision qui en est le signe. Cela signifie que la société promise par Dieu concerne aussi bien ceux qui se revendiquent d’Isaac, que ceux qui se revendiquent d’Ismaël. Symboliquement, juifs et musulmans se retrouvent intégrés dans la société de l’Éternel. Les termes qui sont employés pour Ismaël sont les mêmes que ceux qui sont utilisés pour Abram au début de l’épisode. Il est dit aussi qu’il sortira 12 princes d’Ismaël, autant que de fils qui sortiront de Jacob, le fils d’Isaac.
Mais la possibilité d’une société unissant juifs et chrétiens qui se revendiquent d’Isaac, avec les musulmans qui se revendiquent d’Ismaël ne s’arrête pas là. Vont bénéficier du signe de l’alliance, et donc être intégrés dans cette société, ceux qui sont là, ceux qui ont été acquis à prix d’argent, ceux qui sont étrangers…, des métèques, des déracinés, des apatrides. Voilà pourquoi il est convient de parler d
Повторяем попытку...
Доступные форматы для скачивания:
Скачать видео
-
Информация по загрузке: