Contempler Dieu avec Thérèse de Lisieux
Автор: Jacques Gauthier
Загружено: 2025-09-25
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Extrait de mon entretien sur la prière chez Thérèse de Lisieux, donné le 4 mai 2025 à La Prairie, près de Montréal, lors de la retraite annuelle des Frères de l'Instruction chrétienne.
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Pour suivre la retraite au complet sur Internet:
https://sites.google.com/view/retrait...
L'extrait de la conférence est tiré du chapitre 8, "S'abandonner à Dieu dans la prière", de mon livre "À l'école de Thérèse de Lisieux. 10 chemins pour renouveler sa vie spirituelle", Artège / Novalis, 2025, p. 141-143. https://www.jacquesgauthier.com/livre...
La fin du Manuscrit B est consacrée à la prière contemplative de Thérèse, cette prière de vie qui féconde l’action. Sous la forme d’une parabole opposant les grandes âmes (les aigles) aux petites âmes (le petit oiseau), Thérèse décrit sa vie d’oraison, qui est la rencontre de deux regards. Possédant les yeux de l’aigle, mais la faiblesse d’un petit oiseau, elle reste là, fixant « l’invisible lumière qui se dérobe à sa foi », se permettant même de sommeiller, dans l’espérance d’être acceptée comme victime d’amour. Ses oraisons sont imprégnées de la « petite voie » par laquelle elle s’abîme dans la confiance infinie au Soleil de l’Amour.
"Moi je me considère comme un faible petit oiseau couvert seulement d’un léger duvet, je ne suis pas un aigle, j’en ai simplement les yeux et le cœur, car malgré ma petitesse extrême j’ose fixer le Soleil Divin, le Soleil de l’Amour, et mon cœur sent en lui toutes les aspirations de l’Aigle… […] Avec un audacieux abandon, il veut rester à fixer son Divin Soleil […]. Quel bonheur pour lui de rester là quand même, de fixer l’invisible lumière qui se dérobe à sa foi ! […] Ô Jésus ! que ton petit oiseau est heureux d’être faible et petit, que deviendrait-il s’il était grand ? Jamais il n’aurait l’audace de paraître en ta présence, de sommeiller devant toi… […] Ô Verbe divin, c’est toi l’Aigle adoré que j’aime et qui m’attire… Comment ma confiance aurait-elle des bornes ? (Ms B, 4v-5v)"
Cachée dans le Christ, où elle se laisse recueillir par lui pour mieux vivre en lui, Thérèse lui rend « Amour pour Amour » (Ms B, 4r). L’amour du prochain est le signe par excellence, même dans l’oraison. Elle montre ainsi que les lumières, les faveurs, les extases, les saveurs, les désirs, les consolations ne sont que des éléments secondaires, des ornements superflus de cette contemplation, et de la vie mystique même. Ce n’est que dans la sécheresse, la nuit, la faiblesse, le vide et surtout la charité fraternelle qu’elle vit sa contemplation, laissant ainsi la place à la confiance et à l’espérance.
Thérèse expérimente ce que Jésus a vécu : le total abandon au Père, l’espérance dans la nuit, l’abaissement de la croix. Sa pratique devient l’expérience de l’amour de Jésus, qui consiste à être aimée du Père de la même manière que celui-ci aime son Fils. Ainsi, plus elle est familière avec Jésus, plus elle est entraînée dans l’amour.
Le 2 septembre 1897, soit moins d’un mois avant sa mort, Thérèse est alitée à l’infirmerie du carmel. Sœur Geneviève, sa Céline, se lève la nuit, comme elle le fait souvent, pour voir si sa sœur ne manque de rien. Elle la trouve les mains jointes et les yeux levés au ciel. Elle lui conseille de dormir. Et Thérèse de répondre : « Je ne puis pas, je souffre trop, alors je prie » (DE, OC, 1162). Céline lui demande ce qu’elle dit à Jésus. Elle lui répond : « Je ne lui dis rien, je l’aime. »
Mes articles du blogue sur sainte Thérèse de Lisieux: https://www.jacquesgauthier.com/compo...
Liste de mes vidéos sur Thérèse de Lisieux: / @jacquesgauthier04
https://www.jacquesgauthier.com
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