Saintes carmélites de Compiègne
Автор: Jacques Gauthier
Загружено: 2025-09-17
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Le martyre des Carmélites de Compiègne, guillotinées le 17 juillet 1794, canonisées par le pape François le 18 décembre 2024.
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Qu’est-ce qui a poussé seize femmes, carmélites de Compiègne, à être guillotinées le 17 juillet 1794 au nom même de leur foi en pleine Révolution française? Considérées comme des martyres pour la paix, nous les connaissons surtout par la pièce de Bernanos, Dialogues des carmélites, publiée en 1949, et inspirée de la nouvelle La Dernière à l’échafaud de Gertrud von le Fort. Francis Poulenc en tire un opéra en 1957, puis le père Bruckberger et Philippe Agostini réalisent un film en 1960. Un téléfilm est aussi diffusé en 1984. Plusieurs personnes témoignent encore aujourd’hui de leur influence et de leur intercession dans leurs vies, comme le montre l’excellent documentaire, réalisé en 2024 par François Lespes, Bienheureuses. La Véritable histoire des Carmélites martyres de Compiègne.
En 1792, elles sont obligées de quitter leur habit et d’abandonner leur monastère. Elles vivent en petits groupes dans quatre maisons de Compiègne et continuent leur vie de prière. Elles prononcent chaque jour leur vœu de consécration à la volonté de Dieu, au prix de leur vie, pour obtenir la fin des violences et la paix pour l’Église et la France.
Le 12 juillet 1794, les seize carmélites sont transférées de Compiègne à la Conciergerie de Paris. Elles sont jugées et condamnées le matin même du 17 juillet, par le Tribunal révolutionnaire, pour fanatisme, à cause de « vos sottes pratiques de religion », selon le procureur Fouquier-Tinville. Elles vont donc mourir par fidélité à leur foi et non pour des raisons politiques, dans l’obéissance à leur supérieure, Mère Thérèse de Saint-Augustin.
La dernière journée
Les seize carmélites, vêtues de leur manteau blanc, quittent la prison vers 18 heures et prennent le chemin de la guillotine. Les cantiques, comme le Miserere et le Salve Regina, se mêlent au bruit des charrettes qui avancent lentement vers la barrière de Vincennes, lieu de leur supplice, actuellement place de la Nation. Elles se mettent à genoux en arrivant, entonnent le Te Deum, renouvellent leurs vœux de religion et chantent le Veni Creator.
À 20 heures, on vient chercher la première, la jeune novice Constance de Jésus.
Égales et sereines devant la mort, les quinze autres carmélites suivent le même parcours fraternel, la dernière étant la supérieure. Elles embrassent une statuette de Marie avant de monter à l’échafaud, statuette.
L’horreur est transformée en liturge pascale, la haine en pardon, les ténèbres en lumière. La foule silencieuse est impressionnée par une telle cohésion de vie. Elles vont à la mort en chantant, lavant leurs robes dans le sang de l’Agneau, comme il est écrit au livre de l’Apocalypse, ce qui n’est pas sans rappeler le songe de Sœur Élisabeth-Baptiste :
La nuit venue, leurs corps et leurs têtes sont jetés dans l’une des deux fosses communes du cimetière de Picpus à Paris. Dix jours après leur exécution, Robespierre et son régime tombent, comme si le don de leur vie et leurs prières mettaient fin au règne de la terreur. Elles deviendront le symbole de la haine antireligieuse qui a sévi pendant la Révolution.
Le 27 mai 1906, les seize carmélites de Compiègne sont béatifiées par Pie X « comme vierges et martyres » et inscrites au calendrier liturgique le 17 juillet. Leur offrande communautaire au martyre, renouvelée chaque jour pendant deux ans, marquait déjà le début de leur gloire future, leur accès à la vie qui ne finit pas.
Cette offrande libre rappelle le « oui » communautaire des sept moines cisterciens de Tibhirine, décapités en mai 1996 et béatifiés le 8 décembre 2018 à Oran, en Algérie.
En décembre 2021, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, au nom des évêques français, demande au pape François qu’il permette la poursuite du procès de canonisation des seize carmélites de Compiègne, ce qui sera fait en février 2022. Des centaines de témoignages de personnes qui ont été exaucées par leur intercession sont envoyés à Rome.
Le 18 décembre 2024, le pape François canonise les seize carmélites de Compiègne, étendant leur culte à l’Église universelle. Elles sont désormais inscrites au martyrologe romain.
Extrait du chapitre 2 de mon livre Comment meurent les saints? Paris/Montréal, Artège/Novalis, octobre 2025, p. 25-31.
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Lire le texte au complet sur mon blogue: https://www.jacquesgauthier.com/compo...
Pour aller plus loin: la liste de mes livre sur la sainteté: https://www.jacquesgauthier.com/livre...
Dont mon livre: "Les saints, ces fous admirables", Novalis/Béatitudes, 2018, 344 pages. https://www.jacquesgauthier.com/livre...
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