#9 – LES LECTURES PRINCIPALES QUI PARLENT DE POLITIQUE AFRICAINE DES PUISSANCES
Автор: Asmaa El Forkani
Загружено: 2026-01-24
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Cette séquence est consacrée à la synthèse structurée des lectures principales mobilisées tout au long du cours Politique Africaine des Grandes Puissances. Elle constitue le socle théorique central du module, à partir duquel sont construites les analyses géopolitiques, historiques et critiques des politiques africaines contemporaines.
L’objectif n’est pas de juxtaposer des auteurs, mais de montrer la cohérence intellectuelle qui relie leurs travaux autour d’une même interrogation :
comment la modernité occidentale a-t-elle produit un système de domination fondé sur la quantification, la concurrence et la hiérarchisation des sociétés ?
La séquence s’ouvre sur la critique fondatrice de René Guénon, pour qui la modernité matérialiste repose sur la primauté de la quantité sur la qualité. Cette logique, en réduisant le monde à ce qui est mesurable, comparable et exploitable, engendre mécaniquement la division, la rivalité et la domination. La puissance moderne ne commence donc pas par la guerre, mais par une vision du monde.
Cette lecture est prolongée par Abdelwahab Elmessiri, qui démontre comment la rationalité instrumentale transforme progressivement l’être humain en simple variable du système économique et politique. La domination ne repose plus sur une idéologie explicite, mais sur des mécanismes impersonnels d’efficacité, d’utilité et de performance.
La séquence mobilise ensuite Georg Simmel, qui analyse la concurrence comme une forme spécifique de socialisation moderne. Loin d’être accidentelle, la compétition devient une norme structurante des relations sociales, économiques et internationales. Cette perspective permet de comprendre pourquoi la rivalité entre puissances n’est pas une dérive du système mondial, mais son mode de fonctionnement ordinaire.
Les travaux de Hartmut Rosa approfondissent cette analyse en montrant que la concurrence s’est autonomisée au point de devenir une finalité en soi. L’accélération permanente, la comparaison continue et l’absence d’horizon collectif transforment la puissance en course sans fin, où les États, comme les sociétés, sont pris dans une logique d’optimisation constante.
La critique de la modernité concurrentielle est ensuite complétée par l’École de Francfort.
Adorno et Horkheimer mettent en évidence la dérive d’une raison devenue purement instrumentale, incapable de questionner ses propres finalités.
Jürgen Habermas souligne quant à lui la marginalisation de la délibération politique au profit de systèmes techniques et administratifs autonomes, renforçant l’opacité du pouvoir.
Enfin, la séquence réinscrit ces cadres théoriques dans la réflexion sur l’Afrique à travers les apports de Felwine Sarr et Thomas Porcher.
Felwine Sarr introduit la notion de téléonomie, affirmant que le développement ne peut être pensé sans la capacité à définir ses propres fins.
Thomas Porcher démontre que le sous-développement africain ne relève ni de la culture ni du retard, mais d’une structure économique mondiale fondée sur l’extraversion et la captation de valeur.
Cette séquence montre ainsi que les lectures principales ne parlent pas seulement de l’Afrique, mais du système global dans lequel l’Afrique est inscrite. Elles fournissent les outils conceptuels indispensables pour comprendre pourquoi les rapports de domination persistent malgré la diversification des acteurs et pourquoi la multipolarité ne garantit pas mécaniquement l’autonomie.
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Crédits
Récap réalisé dans le cadre du module Politique Africaine des Grandes Puissances
assuré par Pr. M. K. Benslimane
Master Droit International d’Investissement & Développement Territorial
FSJES Marrakech
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