037 Madagascar, d'Antsirabe à Antananarivo, Paysages des hautes terres
Автор: jacques algranti
Загружено: 2026-02-01
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Après un excellent petit déjeuner, sans doute le meilleur et le plus copieux de notre séjour nous sommes prêts à 8h pour aborder cette dernière étape de notre circuit qui, d’Antsirabe va nous conduire à Antananarivo.
La beauté des paysages des hautes terres continue de nous émerveiller tandis que la route suit le mouvement des collines dont les flancs rouges sont cultivées, vastes potagers ou rizières d’un vert éclatant que met en valeur l’ocre de la terre. Nous traversons de nombreux villages sur cette nationale 7 dont l’asphalte abimé laisse le plus souvent place à la terre et propose à nos vertèbres de nombreux trous propices à les remettre en place. Nous croisons ou doublons de ces très lourdes charrettes en bois tiré par des zébus fatigués.
Au début du XIXe siècle, les vents du commerce soufflaient sur la côte Est. Des étrangers venus d’Inde et d’Europe apportèrent des idées nouvelles. Parmi eux, un homme nommé Jean Laborde, artisan et aventurier, imagina un véhicule simple mais révolutionnaire : une caisse de bois montée sur deux roues, tirée par le noble zébu, animal sacré et symbole de richesse. Ainsi naquit la sarety, la charrette malgache.
Les premières charrettes roulèrent dans les plantations de canne à sucre, puis gagnèrent les Hautes Terres. Elles étaient lourdes, avec des roues pleines, mais elles changeaient la vie : désormais, les récoltes arrivaient plus vite au marché, les familles pouvaient voyager ensemble, et les villages semblaient moins isolés.
Avec le temps, la charrette évolua. Les roues se firent plus légères, parfois métalliques, parfois à rayons. Chaque région inventa son style : dans le Sud, des jougs sculptés ; dans l’Ouest, des caisses décorées de motifs colorés. Mais partout, le zébu restait le fidèle compagnon, avançant lentement sur les pistes rouges, son pas rythmé par le chant des charretiers.
La charrette devint plus qu’un outil : elle devint un symbole. Dans les fêtes rurales, on la décorait de fleurs et de tissus. Posséder une charrette, c’était être prospère, c’était avoir un lien avec la terre et la tradition.
Aujourd’hui, dans les grandes villes, les moteurs ont remplacé les sabots. Les charrettes sont interdites sur les boulevards d’Antananarivo. Mais dans les campagnes, elles continuent de grincer sur les chemins, témoins d’un passé vivant. Elles portent encore le bois, les sacs de riz, et parfois les rires des enfants perchés sur la caisse.
Il est à peu près 11h lorsque nous arrivons dans la petite ville d’Ambatolampy.
Audio : Qeight Lifetime
Lundi 2 février 2026
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