RDC, zone sacrificielle et Rwanda, État-pivot de l’Occident
Автор: Makolo Digital Tele- LAVDC
Загружено: 2026-01-10
Просмотров: 56
Описание:
L’Est de la RDC : zone sacrificielle (4–5 minutes)
« L’Est de la RDC, ce n’est pas seulement une zone de conflit.
C’est devenu, dans le système mondial, une zone sacrificielle.
Qu’est-ce que cela veut dire ?
C’est un espace où plusieurs règles semblent s’assouplir, voire disparaître :
• le droit international devient flexible,
• la souveraineté d’un État est constamment renégociée,
• la violence n’est plus un accident, mais un élément permanent du paysage.
Pourquoi une telle situation dure-t-elle depuis si longtemps ?
Sous les collines, sous les forêts, sous les villages déplacés et détruits, il y a des minerais :
• du coltan,
• du cobalt,
• de l’or,
• et d’autres ressources indispensables à l’économie mondiale, à la transition numérique, aux batteries, aux technologies dites “vertes”.
Dans ce contexte, l’instabilité n’est plus seulement un problème.
Elle devient, pour certains, fonctionnelle.
Une région instable, avec de multiples groupes armés, des frontières poreuses, des milices locales et étrangères, permet :
• de détourner les responsabilités,
• de brouiller les chaînes d’approvisionnement,
• de maintenir des prix d’achat bas au niveau local.
Le Rwanda, dans ce système, n’est pas le seul acteur.
Mais il est un maillon efficace :
• par ses réseaux,
• par ses liens avec certains groupes armés,
• par sa capacité à organiser, ou à faciliter, la sortie des minerais vers l’international.
Pendant ce temps, les populations locales paient le prix fort :
déplacements forcés, massacres, violences sexuelles, destruction du tissu social.
Et l’on présente cette violence comme un “conflit local”, alors qu’elle alimente des chaînes de valeur mondiales.
L’Est de la RDC est ainsi transformé en zone sacrificielle :
sacrifiée au nom de la stabilité ailleurs,
sacrifiée au nom de la croissance ailleurs,
sacrifiée au nom du confort technologique ailleurs.
Le Rwanda, État-pivot de l’Occident (4–5 minutes)
« Le Rwanda, dans cette équation, n’est pas seulement un pays issu d’une histoire tragique.
C’est un État-pivot.
Qu’est-ce qu’un État-pivot ?
C’est un État :
1. discipliné, avec un pouvoir central fort,
2. prévisible dans ses orientations,
3. capable de se présenter comme un partenaire fiable pour les grandes puissances.
Le Rwanda a construit cette image wen étant:
1. un pays “sécurisé”,
2. une capitale moderne et propre,
3. un État qui communique bien, en anglais comme en français,
4. un pouvoir qui se positionne comme champion de la stabilité et de la lutte contre l’insécurité.
Concrètement, cela se traduit comment ?
Le Rwanda :
1. déploie des troupes à l’étranger,
2. participe activement aux missions internationales,
3. se propose comme solution militaire dans des contextes où les grandes puissances ne veulent plus engager leurs propres soldats.
En langage diplomatique, cela envoie un message simple :
“Nous faisons le travail que vous ne voulez plus faire.”
Et dans ce langage-là, tout se négocie.
Ce rôle d’auxiliaire sécuritaire donne au Rwanda un capital politique.
Un capital qui se transforme :
• en indulgence dans les critiques,
• en lenteur dans la mise en place de sanctions,
• en soutien financier et militaire maintenu, malgré les controverses.
Autrement dit :
tant que le Rwanda reste utile à certains acteurs majeurs, il bénéficie d’une forme de protection implicite.
Même lorsque son rôle dans l’Est de la RDC est mis en cause, la question qui domine dans certaines capitales n’est pas :
“Que fait-on pour la justice ?”
mais plutôt :
“Peut-on se passer de ce partenaire ?”
Ce décalage entre la réalité des souffrances sur le terrain et le calcul froid des intérêts, c’est précisément là que commence le poids du silence international.
Повторяем попытку...
Доступные форматы для скачивания:
Скачать видео
-
Информация по загрузке: