La Sauve-Majeure - Une abbaye aux ruines majestueuses
Автор: lecheminderonde
Загружено: 2015-02-23
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LE CHEMIN DE RONDE. L'Abbaye de La Sauve-Majeure fût très puissante durant le Moyen Âge. Bien qu'en ruine aujourd'hui, les restes de l'abbatiale sont grandioses. La partie la plus spectaculaire de l'église reste cependant le chœur et les absidioles. Elles contiennent en effet de superbes chapiteaux romans dont certains sont historiés. Pendant sept siècles, l'abbaye de La Sauve-Majeur a représenté le plus beau joyau d’architecture roman et l’ensemble sculptural le plus achevé de toute la Gironde dans l'Entre-deux-Mers.
Quand en 1079, le Duc d'Aquitaine, Guillaume VIII et l'abbé Gérard de Corbie fondent Notre Dame de la Grande Sauve avec 7 moines, ils sont loin de se douter que l'endroit va devenir une véritable ville monastique. Déjà au XIIe siècle, l'abbatiale est très réputée et attire les convoitises. La Grande Sauve a eu une vie monastique s'inspirant de celle de l'abbaye de Cluny et fut régie par la règle de Saint Benoît. Au Moyen Âge, la Grande Sauve était riche et puissante, grâce en partie à son droit de sauveté sur la campagne environnante. Sa réputation en fit une rivale du centre urbain de Bordeaux. Aliénor, duchesse d'Aquitaine, y fit de nombreux séjours. À son apogée, l’abbaye abritait 300 moines et disposait de soixante seize prieurés.
Au XIIe siècle, les moines entreprirent la reconstruction de la modeste église de saint Gérard. Une nouvelle façade à décor d’arcatures a été implantée à l’ouest, tandis qu’un chevet bénédictin est entrepris à l’est; la jonction des deux parties s’opéra dans la zone du transept. L'église adopte le classique plan en croix latine avec une large nef à cinq travées et deux collatéraux. Seul le collatéral sud est encore préservé sur quatre travées. Il est surmonté d'un clocher octogonal du XIIIe siècle, très élevé et en bon état, orné de belles baies gothiques. Depuis son sommet, on a une vue imprenable sur l'ensemble des ruines et sur la campagne environnante.
L'état de ruines de l'abbatiale exalte paradoxalement l'ampleur de la composition du chevet bénédictin. L'abside et les quatre absidioles échelonnées ont été préservées de la destruction. Les absidioles communiquent entre elles et ouvrent sur le chœur par d'élégantes arcades. La pureté de cette architecture, et sa luminosité, son parfaitement adaptées à la mise en valeur de la sculpture des chapiteaux. Admirablement conservés, ils représentent des motifs bibliques, fantastiques ou végétaux. Le péché originel, Daniel dans la fosse aux lions, la vie de Samson, la tentation du Christ, le sacrifice d'Abraham, le martyre de Saint Jean Baptiste et le banquet d'Hérode ou encore le combat des animaux fabuleux, sont autant de scènes historiées que l'on peut admirer à La Sauve-Majeure.
L'extérieur du chevet présente un décor d'une grande sobriété qui va en s'enrichissant des absidioles extrêmes vers l'abside centrale. L'harmonieux décor de baies et d'arcatures aveugles ornées de chapiteaux sculptés de l'abside est d'une suprême élégance. Des corniches à modillons soutiennent les toitures de dalles des absidioles. Il subsiste, au sud, des traces de la salle capitulaire avec ses colonnes basses, quelques vestiges du scriptorium, ainsi qu'un mur percé de baies gothiques appartenant au grand réfectoire du XIIIe siècle.
À la fin de la guerre de Cent Ans, l'Entre-deux-Mers sort malmenée par les derniers combats entre les armées française et anglaise. Les campagnes se sont dépeuplées et de nombreuses bourgades ont été partiellement détruites. La Sauve-Majeure a dû se reconstruire dans un climat de contestation de ses privilèges et de rivalité économique avec la bastide de Créon. Dès lors, repliée sur elle-même, l'abbaye perd de son influence et amorce son déclin. En 1660, les moines mauristes prennent possession du monastère.
En 1759, un tremblement de terre ébranla l'église. À la Révolution française, les richesses de l'abbaye furent confisquées puis dispersées et les bâtiments servirent de prison en 1793. Après la chute des principales voûtes de l'église en 1809, le lieu fut alors exploité comme carrière pendant 40 ans pour construire les bâtiments du village de La Sauve. Après avoir failli disparaitre au lendemain de la Grande guerre, la ruine grandiose est classée monument historique dès 1840 et est acquise par l'État en 1960.
Depuis lors, le monument est l'objet d'une restauration et d'une fixation des vestiges. Un musée lapidaire présentant des chapiteaux et sculptures originaires de l’abbaye est inauguré en 1970 lors de l’ouverture à la visite du site. L'abbaye a été classée en décembre 1998 au patrimoine mondial de l'UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques de Compostelle. Le site, patiemment restauré, propose dorénavant une halte pleine de beauté et de sérénité.
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