J'ai lu et j'vous raconte "Sur les ossements des morts", d'Olga Tokarczuk. Trad. M. Carlier
Автор: Sylvie Mombo
Загружено: 2026-03-11
Просмотров: 23
Описание:
Cette semaine j’ai lu et j’vous raconte « Sur les ossements des morts » d’ Olga Tokarczuk... Cap sur le sud de la Pologne, près de la frontière tchèque, au cœur de la forêt !
Ne vous laissez pas impressionner par le titre, un tantinet lugubre (référence au poète William Blake). Il s’agit d’un polar donc, évidemment il y a des morts, du mystère de la brume et du froid. Il y a aussi de la solitude…
Solitude des lieux : un hameau retiré et vidé de ses habitants. C’est l’hiver, l’accès à la civilisation, en cette saison, est difficile.
Solitude de l'héroïne... Janina Doucheyko est une vieille femme excentrique, un brin zinzin diraient d’aucuns. Lectrice et traductrice du poète anglais William Blake, elle est aussi férue d’observation des étoiles. Elles lui permettent d’établir des horoscopes.
La solitude de Janina s’exacerbe lorsqu’elle perd ses filles, c’est ainsi qu’elle appelle ces deux chiennes. Mais celles-ci ont disparu mystérieusement...
Par une nuit de grand froid et de vent glacial, l’un de ces rares voisins, Matoga, taiseux et colossal, vient frapper à sa porte. Il a trouvé le cadavre d’un chasseur. Le premier d’une série trop longue.
A partir de là, la solitude de Janina vole en éclats… Toute une galerie de personnages, va aller et venir chez elle, l’entourer, l’aider ou la dissuader d'enquêter, la persuader que non ! ça n’est pas parce que toutes les victimes de cette affaire ont en commun d’être des chasseurs que ce sont forcément les animaux de la forêt qui ont fait le coup !
Comme il est beau ce personnage de Janina. Attachant, drôle, complètement barré ! Énervant parfois, parce que trop buté… Mais c’est surtout un être poétique, sensible à la beauté du monde.
Lire « Sur les ossement des morts » c’est l’opportunité de s’interroger sur notre rapport au vivant non humain, sur la désinvolture, par exemple, avec laquelle nous consommons des animaux, qui, nous le savons bien, sont tués massivement et violemment.
Et pour terminer cette chronique, je vous partagerai un peu de la langue d’Olga Tokarczuk traduite par Margot Carlier : « L’écrivain dépouille la réalité de ce qu’elle contient de plus important : l’indicible »
Et bien… si vous cherchiez encore une raison pour lire ce livre, il me semble que vous venez de l’entendre. Qu’en dites-vous ?
à mercredi prochain ! En attendant, lisez bien !
Повторяем попытку...
Доступные форматы для скачивания:
Скачать видео
-
Информация по загрузке: