Debussy's "Fêtes galantes" (complete) -- Maggie Teyte/Alfred Cortot
Автор: pianopera
Загружено: 2016-06-09
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Описание:
Claude Debussy (1862-1918):
Fêtes galantes
Premier livre:
1. En sourdine 0:00
2. Fantoches 2:43
3. Clair de lune 4:03
Deuxième livre:
1. Les Ingénus 6:56
2. Le Faune 8:56
3. Colloque sentimental 10:38
Maggie Teyte (1888-1976), soprano
Alfred Cortot (1877-1962), piano
Recorded in 1936
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Fêtes galantes I
1. En sourdine
Calmes dans le demi-jour
Que les branches hautes font,
Pénétrons bien notre amour
De ce silence profond.
Fondons nos âmes, nos cœurs
Et nos sens extasiés,
Parmi les vagues langueurs
Des pins et des arbousiers.
Ferme tes yeux à demi,
Croise tes bras sur ton sein,
Et de ton cœur endormi
Chasse à jamais tout dessein.
Laissons-nous persuader
Au souffle berceur et doux
Qui vient, à tes pieds, rider
Les ondes des gazons roux.
Et quand, solennel, le soir
Des chênes noirs tombera
Voix de notre désespoir,
Le rossignol chantera.
2. Fantoches
Scaramouche et Pulcinella,
Qu'un mauvais dessein rassembla,
Gesticulent noirs sous la lune,
Cependant l'excellent docteur Bolonais
Cueille avec lenteur des simples
Parmi l'herbe brune.
Lors sa fille, piquant minois,
Sous la charmille, en tapinois,
Se glisse demi-nue,
En quête de son beau pirate espagnol,
Dont un amoureux rossignol
Clame la détresse à tue-tête.
3. Clair de lune
Votre âme est un paysage choisi
Que vont charmant masques et bergamasques,
Jouant du luth et dansant, et quasi
Tristes sous leurs déguisements fantasques!
Tout en chantant sur le mode mineur
L'amour vainqueur et la vie opportune.
Ils n'ont pas l'air de croire à leur bonheur,
Et leur chanson se mêle au clair de lune,
Au calme clair de lune triste et beau,
Qui fait rêver, les oiseaux dans les arbres,
Et sangloter d'extase les jets d'eau,
Les grands jets d'eau sveltes parmi les marbres.
Fêtes galantes II
1. Les ingénus
Les hauts talons luttaient avec les longues jupes,
En sorte que, selon le terrain et le vent,
Parfois luisaient des bas de jambes, trop souvent
Interceptés! -- Et nous aimions ce jeu de dupes.
Parfois aussi le dard d'un insecte jaloux
Inquiétait le col des belles sous les branches,
Et c'étaient des éclairs soudains des nuques blanches,
Et ce regal comblait nos jeunes yeux de fous.
Le soir tombait, un soir equivoque d'automne:
Les belles se pendant rêveuses à nos bras,
Dirent alors des mots si spéciaux, tout bas,
Que notre âme, depuis ce temps, tremble et s'étonne.
2. Le faune
Un vieux faune de terre cuite
Rit au centre des boulingrins,
Présageant sans doute une suite
Mauvaise à ces instants sereins
Qui m'ont conduit et t'ont conduite,
-- Mélancoliques pelerins, --
Jusqu'à cette heure dont la fuite
Tournoie au son des tambourins.
3. Colloque sentimental
Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux formes ont tout à l'heure passé.
Leurs yeux sont morts et leur lèvres sont molles,
Et l'on entend à peine leurs paroles.
Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux spectres ont évoqué le passé.
-- Te souvient-il de notre extase ancienne?
-- Pourquoi voulez-vous donc qu'il m'en souvienne?
-- Ton cœur bat-il toujours à mon seul nom?
Toujours vois-tu mon âme en rêve? -- Non.
-- Ah ! Les beaux jours de bonheur indicible
Où nous joignions nos bouches ! -- C'est possible.
-- Qu'il était bleu, le ciel, et grand l'espoir!
-- L'espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir.
Tels ils marchaient dans les avoines folles,
Et la nuit seule entendit leurs paroles.
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