Clarika et Ludo Leleu en Duo - La cible, Poissy
Автор: Olivier Mendez
Загружено: 2018-12-16
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septième titre interprété par Clarika et Ludo Leleu à Poissy le 8 décembre 2018, au théâtre Blanche de Castille, dans le cadre du concert "Duo".
Souvenez-vous : lorsque la tournée « De quoi faire battre mon cœur » a débuté, nous avions retrouvé Clarika fragile, l’âme tellement foudroyée de douleurs cinglantes qu’il avait fallu tapisser sa scène d’un écrin de plumes blanches protectrices pour qu’elle évolue sans risque d’écorchure supplémentaire. Elle était là, menue, les bras en supplique, dans un costume de scène noir cintré presque strict, le visage à demi camouflé derrière ses longs cheveux, émue devant une salle comble qui a fini la seconde moitié du concert debout avec elle et l’accompagnant en chœur, et en cœur, si j’ose l’écrire. C’était comme si elle avait hésité à prendre la scène, pourtant son royaume, de peur de ne pas être suivie et de s’épuiser dans une douloureuse solitude ou de devoir affronter l’abandon, aussi, de son public. Ce fut tout le contraire, dans une vague submersive de sons, de voix, d’humour, d’amour, de prestance scénique et de présence artistique. Depuis ce premier lever de rideau, j’ai assisté à ce spectacle un grand nombre de fois, sous des ors et des pampilles, et aussi sur des scènes plus modestes, où, à chaque fois, les mots et la musique, bien que toujours empreints pour nombre d’entre eux de nostalgie, de désillusions amères et d’espoirs brisés qu’on recolle à force de larmes réparatrices et d’alcool salvateur, finissaient par renforcer la femme blessée, concert après concert. La cicatrisation par la scène, en quelque sorte. L’artiste avait eu la chance de savoir s’entourer de musiciens magnifiques, le radieux complice Ludovic Leleu, l’immense et céleste Fanny Rome et le cabotin et talentueux Jérémie Pontier. Salle après salle, la douleur semblait s’atténuer, se dissoudre dans l’eau de Seltz, les forces revenaient, la vivacité, l’audace, l’emportant sur la fragilité du début de tournée, comme si Edith Piaf s’était lentement mais irrémédiablement métamorphosée en Amy Winehouse. Toujours solaire, plus que jamais insolente, bien que parfois un peu moins légère. Résultat de cette transmutation inévitable, un live survolté et tendre à la fois était enregistré en terre d’Alsace, le premier de Clarika, artiste de scène sincère qui donne tout, tour à tour sous des jeux de lumières subtils lutin et fée, amante et mère, madone et tigresse, princesse et saltimbanque. Et la voix, oh, la voix de cette femme ! Quel bonheur ! Surprise dans la surprise, bonheur dans le bonheur, l’expérience live s’est doublée d’un Duo classieux Clarika / Ludo Leleu, dont les dernières notes ont fait vibrer le théâtre de Poissy (juste en face de la légendaire Villa Savoye, chef d’œuvre du Corbusier), le 8 décembre 2018 lors d’un double spectacle que j’ai eu la chance de pouvoir enregistrer pour garder un souvenir fort de cette tournée emplumée. Mater Dolorosa est redevenue au fil des mois, au gré des scènes, sous ce ciel de plumes, probablement aussi grâce à l’amour indéfectible et honnête d’un public fidèle à l’expérience en miroir, la bête de scène qu’elle aime être et que nous aimons applaudir dans sa folie sautillante et dans la justesse de son univers. Jamais la voix ne s’est faite pleureuse malgré l’émotion fulgurante, jamais l’indécence n’a pointé son nez malgré la puissance évocatrice de confessions à peine camouflées. « On s’en est sorti, tous les deux », m’a un jour confié Clarika, qui, élégante, balayait d’un souffle positif et apaisant mes déboires personnels, exorcisant de quelques paroles réconfortantes les fantômes furtifs de nos expériences respectives. En effet. D’un coup de talon aiguille au fond du Styx ou du Canalasso de Venise, équipée d’une cape chamarrée qu’on imagine magique et d’un loup qui met en valeur son regard troublant, entourée de Créatures arlequines, filles d’une nuit que les bien-pensants et les aigris qualifient d’interlope, la voilà repartie pour de nouvelles aventures dont nous sommes, pour l’instant, « à la lisière », en attendant la sortie du huitième opus, qui promet de nous ravir le cœur. La tournée précédente démarrait sur ces mots : « L'espoir met souvent les voiles, Mais il brille quelque part, Oh, ma toute petite étoile ». L’espoir a définitivement atteint une nouvelle rive, et la toute petite étoile a enfanté une constellation. Elle va être chouette, la nouvelle tournée de Clarika !
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