On avait dit léger - Compagnie Alma
Автор: Compagnie Alma
Загружено: 2021-01-20
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Sur scène, deux femmes qui se trimballent un paquet de valises. Elles ont la poésie comme arme, l'humour comme armure et la folie comme univers. Elles comblent leur ennui et leur impuissance à sortir de leur boîte, par le besoin de faire la fête à deux. On ne sait pas si elles partent, si elles arrivent ou si elles sont en transit. Le temps du spectacle, elles jouent avec leurs souvenirs, domptent leur passé et leur avenir, jonglent avec leurs rêves, parcourent des milliers de kilomètres sur place, se «ventilent le coeur» comme le dit si joliment Marjane Satrapi
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Un jour, deux femmes se sont trouvées. La comédienne Cécile Guérin et la danseuse Claire Olivier. Elles se sont reconnues, apprivoisées et ont choisi de mettre les pieds dans le plat de l’autre. Puis elles ont fait appel à moi. C’est ainsi que j’ai plongé dans cette aventure inédite.
D’abord il y a deux femmes : Barbara et Thérèse. Deux poupées aux allures de ménagères épanouies des années 50. Celles que les publicitaires savaient flatter : «Pour elle, un Moulinex, pour lui, de bons petits plats.» Temps où la féminité triomphait derrière son four, libérée par les incroyables révolutions technologiques de son quotidien : « Moulinex libère la femme ». Mais elles ont troqué les moules à tartes par des valises, nos héroïnes des temps modernes.
Car ce qui les tient encore c’est l’espoir de s’aérer, de prendre le large… Elles égrainent les noms de destinations exotiques, se préparent à un départ fantasmé, se divertissent comme elles peuvent pour tromper l’ennui et les chagrins.
« On avait dit léger » est un spectacle en trompe l’oeil. Comme ces fausses fenêtres peintes qui décorent des murs épais, qui maquillent le béton armé. Deux femmes y joueraient
bien l’Eternel féminin, se verraient bien en Bardot jeune. Le vernis à ongles aussi ça craque.
La féminité qu’on impose, elle pèse des tonnes, elle cloue au sol. On les a planté là nos vierges, épouses, filles aimantes, jolies, bien élevées, vaillantes. Passé trente ans, il serait bon qu’elles
convolent et qu’elles enfantent, qu’elles ne fassent pas trop de bruit en pleurant quand on les force.
Avec « On avait dit léger » c’est bien de pesanteur qu’il est question. On y pèse les bagages : il y a les vieilles armoires familiales, les vieilles casseroles de traditions, et puis les
valises de clichés, la lourde caisse qui contient la théorie des genres, le paquet désolant des relations hommes femmes. S’affranchir et voler, pour un instant être Icare et se réinventer. Voilà toute l’histoire de Barbara et de Thérèse. Histoire de mots, histoire dansée…
Car la danse dans ce spectacle joue un rôle cathartique.
Face au corps qui pèse son poids de souffrance et de souvenirs
traumatiques, la danse prend le relais, émancipe, soigne…
On dit bien que le danseur cherche toujours l’envolée…
Pour Barbara et Thérèse c’est aussi une histoire d’une amitié qui se noue, comme un fil qui les tient là debout, dans la vérité nue et fragile, au dessus du désespoir et des renoncements.
Et puis, pirouette : le rire, la dérision, les clins d’oeil aux spectateurs jamais oubliés. Car « On avait dit léger » maintient constamment le lien avec l’Autre, franchit les limites scène-salle, s’amuse à faire surgir de l’ombre son technicien. Pas un héros, pas un macho, un homme qu’on enfermera pas dans un profil de genre ! Un moineau à la rigueur, qui bat fort des ailes pour apprendre à voler...
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