LA MORALE EST-ELLE NATURELLE ? (MUTAZILITE VS ASHARITE)
Автор: Yusuf Mutazila
Загружено: 2022-12-02
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Le point de départ des muʿtazilites, qui est l’école de théologie la plus ancienne, c’est de penser la question de la justice divine. C’est le point le plus important pour eux. Dans le cadre de cette réflexion, ils en sont venus à développer une éthique qualifiée de rationaliste, selon laquelle le bien et le mal des actions humaines sont des choses indépendantes de la volonté divine. Cette rationalité nous préexiste, expliquent-ils. Elle s’impose à nous et aussi à Dieu, parce que Dieu est fondamentalement juste. Pour eux, donc, nos jugements moraux proviennent de la raison. Les actions ont une valeur morale que n’importe quel être humain doué de raison peut saisir, indépendamment de toute loi religieuse. On sait, par exemple, que mentir et tuer sont des choses mauvaises, tandis que remercier un bienfaiteur est à l’inverse quelque chose de fondamentalement bon. Ainsi, lorsque la révélation vient nous dire ces choses, elle vient seulement confirmer cette morale qui existe dans la nature elle-même, indépendamment du discours divin, et la compléter sur certains points.
Idée philosophique mutazilite:
Leibniz: La divine simplicite
La justice divine
Le meilleur des mondes
La monade
Le principe de raison suffisante
Kant: La raison pratique
La raison pur
Imperatif categorique
Les théologiens muʿtazilites – à l’exception peut-être notable de Jubbaʾi – croient en une relation nécessaire entre cause et effet.
Lorsque le coton et le feu sont réunis, une combustion se produit nécessairement. Car tout objet a une « nature » (tabʿ) et agit nécessairement en accord avec elle.
Lorsqu’une pierre est jetée dans le ciel, elle retombe nécessairement. Le concept de nature (tabiʿa, tabʿ, tibaʿ) est utilisé par de nombreux théologiens muʿtazilites.
Le concept de cause chez les mu’tazilites
Pour Ibrahim ibn Sayyar al-Nazzam (775-845), Dieu place les natures dans des entités, qui agissent alors conformément à leur nature sans être déterminées par elle.
Abū ʿUthman al-Jahiz (mort en 869) convient que des choses comme le feu et l’eau ont des natures spécifiques qui ne changent pas.
Dans son « Livre des animaux » (Kitab al-Ḥayawan), Jahiz soutient que les entités animées et inanimées ont des qualités intrinsèques, qu’il appelle « nature » (tabiʿa).
Bien que Jahiz accepte la nature comme un principe de nécessité, il soutient néanmoins que les humains ont un libre-arbitre non dicté par leur nature.
D’autres entités agissent nécessairement selon leur nature.
L’orge ne poussera jamais à partir d’une semence de blé, car le blé a une nature spécifique qui l’empêche de devenir de l’orge.
Un objet lourd ne peut léviter dans l’air sans aucun support.
Dieu ne crée pas les choses en contradiction avec leur nature ou sans aucune cause ou raison.
Dire le contraire, c’est défendre l’absurdité dans les actes divins.
La nature et la causalité sont ce qui fondent le principe d’intelligibilité.
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