Fabien Coisy - Impact du sexe et de l'ethnie supposée dans l'évaluation de la douleur aux urgences
Автор: CNRD - Centre National Ressources Douleur
Загружено: 2025-10-14
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Le conférencier remercie les organisateurs et introduit la thématique de la douleur aux urgences.
Il souligne l’importance de l’évaluation rapide de la douleur dans un contexte où le temps est limité.
Aux urgences, le soignant dispose de 10 minutes pour recueillir le motif, prendre les paramètres vitaux et évaluer la douleur.
L’évaluation repose sur des paramètres objectifs et sur le ressenti subjectif du soignant.
Une étude a été menée avec images simulées de patients variés par genre et origine ethnique.
Les participants devaient évaluer le niveau d’urgence et la douleur des patients simulés.
L’analyse a utilisé un win ratio, donnant priorité à la gravité plutôt qu’à l’intensité de la douleur.
1500 professionnels ont participé, incluant médecins seniors, internes et infirmiers.
Les résultats montrent des différences de perception selon le genre : les hommes jugés plus graves et douloureux que les femmes.
Des différences apparaissent aussi selon l’origine supposée : certains patients non blancs sont jugés moins graves ou douloureux.
La femme noire est particulièrement sous-évaluée en termes de gravité et de douleur.
Ces biais peuvent s’expliquer par le racisme systémique et l’influence de stéréotypes inconscients.
Des exemples incluent les oxymètres inadaptés aux peaux foncées et le sous-traitement de la douleur dans certaines populations.
Les biais ne sont pas forcément malveillants mais impactent la prise en charge clinique.
Dans la drépanocytose, un tiers des patients ne reçoit pas la morphine dans les délais recommandés.
Les soignants limitent parfois les doses par peur d’effets secondaires ou de dépendance, ce qui pénalise les patients.
La perception et l’expression de la douleur varient selon le genre et la culture, influençant la reconnaissance des symptômes graves.
La conscience des biais cognitifs ne suffit pas à corriger les inégalités de traitement.
Inclure dans la formation des patients issus de minorités et diversifier les équipes améliore l’évaluation et la satisfaction des patients.
Conclusion : pour améliorer la prise en charge, il est crucial d’identifier les dysfonctionnements et d’adapter les protocoles, mais les études ethniques restent limitées en France pour des raisons légales et historiques.
Résumé généré par IA
19ème journée de l'A-CNRD
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