Prise en charge psychanalytique des auteurs de violences sexuelles
Автор: Prevention Violences
Загружено: 2020-11-29
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Une initiative du CRIAVS Île-de-France (https://criavs.fr) / Hôpitaux de Saint-Maurice, en partenariat avec l'Association Une Vie (https://1vie.org)
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Les prises en charge psychologiques qui sont proposées aux auteurs de violences sexuelles peuvent prendre différentes formes : celle d’entretiens individuels, à un ou deux psychologues, ou encore des thérapies de groupe. Mais toutes les thérapies qui sont proposées aux auteurs de violences sexuelles ne se ressemblent pas. En effet, les techniques utilisées dans la thérapie peuvent varier énormément en fonction de l’approche choisie : cognitivo-comportementale, systémique, transculturelle ou d’inspiration psychanalytique.
Lorsqu’on dit d’une prise en charge psychologique ou d’une thérapie qu’elle est d’inspiration psychanalytique, cela veut dire qu’elle est adaptée de la psychanalyse.
La psychanalyse, c’est avant tout une théorie du fonctionnement psychique centré sur l’inconscient. Cette théorie s’appuie sur les travaux de Sigmund Freud et de ceux qui lui ont succédé. Selon cette approche du fonctionnement psychique, nos pensées, nos émotions et nos comportements sont déterminés par ce qu’il se passe en nous à notre insu. Elle s’intéresse par exemple aux émotions et aux pensées refoulées, c’est-à-dire que l’on a tendance à mettre automatiquement de côté et à oublier, parce qu’on les considère comme dérangeantes ou peu importantes.
La psychanalyse c’est aussi un dispositif, une méthode stricte, pensée et créée pour pouvoir accéder à cette vie psychique cachée. Il faut bien distinguer la théorie et le dispositif. Le cadre d’une psychanalyse, ce sont par exemple des séances qui s’enchainent selon une certaine fréquence, qui ont toujours la même durée. Pendant la séance, le patient est généralement allongé sur un divan et doit accepter de dire tout ce qui lui vient à l’esprit. C’est la règle de la libre association. Le psychanalyste de son côté, écoute le patient de façon bienveillante et intervient pour tenter d’éclairer ce qui vient de l’inconscient. Le but est de pouvoir faire des liens entre les problèmes rencontrés actuellement et son histoire personnelle, par exemple son enfance ou son adolescence.
C’est donc une méthode qui demande beaucoup au patient, qui doit avoir conscience de ses difficultés, être très motivé pour changer et en faire la demande.
Une psychothérapie d’orientation analytique, est comme son nom l’indique une psychothérapie qui est inspirée du dispositif classique de la psychanalyse. C’est-à-dire que la théorie du fonctionnement psychique à laquelle on se réfère est la théorie psychanalytique, mais le cadre est modifié pour être moins contraignant.
Alors pourquoi est-ce qu’en général on propose une thérapie d’inspiration psychanalytique et pas une psychanalyse aux auteurs de violences sexuelles ?
Principalement parce que la méthode utilisée par le psychothérapeute doit avant tout être adaptée au fonctionnement psychique du patient et aux buts que l’on souhaite atteindre. Faire une psychanalyse suppose d’avoir conscience de ses difficultés, d’être motivé pour changer et d’en faire la demande. Il faut donc pouvoir situer le conflit à l’intérieur de soi, pour pouvoir en chercher la cause.
Mais chez nombre de personnes ayant commis des violences sexuelles, on se rend compte que lorsque des difficultés surviennent, que l’angoisse devient insupportable, les solutions sont cherchées à l’extérieur pour réduire la tension. Certains patients, à travers le passage à l’acte violent, ne cherchent pas tellement à résoudre un conflit qui se situe à l’intérieur d’eux-mêmes, entre eux et eux-mêmes, mais plutôt à expulser leur souffrance, en s’en débarrassant en faisant porter cette souffrance à l’autre. Se confronter directement à ce qu’il se passe à l’intérieur de soi, comme on le fait dans une psychanalyse est généralement beaucoup trop angoissant pour ces patients-là.
C’est ce qu’a souligné le psychanalyste Claude Balier dans les années 90. Il a également proposé que les prises en charge d’approche psychanalytique pour les patients qui ont commis des violences sexuelles puissent se passer en deux temps. [...]
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