COMMUNISME = N@ZISME ? La stèle de Saint-Raphaël fait débat
Автор: Yann Bouvier | YannToutCourt
Загружено: 2025-09-10
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Celle-ci, personne ne va l’apprécier… 😬
🔎 Sur les « 100 millions de morts du communisme » : le maire LR de Saint-Raphaël l’a emprunté à l’historien S. Courtois dans l’intro du Livre noir du communisme (1997).
Et encore, S. Courtois écrit : « Le total APPROCHE la barre des cent millions de morts ». Pourquoi ce choix ? Car c’est le chiffre le plus haut jamais affirmé.
Problème : il est très (TRÈS) critiquable, et critiqué… Et d’abord par des co-auteurs du livre dirigé par S. Courtois !
Dans un entretien au monde, N. Werth et J.L. Margolin affirment que S. Courtois gonfle artificiellement les chiffres de leurs chapitres pour produire une addition tronquée en introduction et satisfaire, je les cite, son « obsession d’arriver aux cent millions de morts ».
Ex. concret (et édifiant) : Werth compte dans son chapitre 15 millions de victimes en URSS (pas toutes du régime), qui deviennent magiquement… 20 millions en introduction !
Si les bilans effectifs sont terribles, le véritable total retenu en additionnant les victimes (directes et indirectes) des régimes communistes étudiés dans les divers chapitres du livre oscille entre « 65 à 93 millions » selon les co-auteurs de Courtois… qui ont aussi reproché à ce dernier d’affirmer « la grande similitude du nazisme et du communisme [qui seraient] tous deux intrinsèquement criminels dans leur fondement même ». Ce que décide tout de même de faire le maire de Saint-Raphaël.
Qu’il retienne un bilan dont il a été montré qu’il ne reposait sur rien si ce n’est la déformation d’autres chiffres, du seul fait qu’il en impose (est-ce vraiment nécessaire, tant les chiffres admis sont déjà colossaux ?) achève de démontrer que sa cérémonie n’avait pas pour but de rappeler le réel historique, comme il l’affirme pourtant…
Le maire a revendiqué s’inscrire dans le cadre d’une commémoration européenne (la « Journée européenne de commémoration des victimes du stalinisme et du nazisme »). Qu’il ait choisi de remplacer le premier terme signe aussi la dimension politique de sa démarche.
Sur le PCF et la Sécurité sociale : cette réforme est souvent mise au crédit du seul communiste Ambroise Croizat, qui l’a effectivement organisée comme ministre du travail et de la Sécurité sociale de 1945 à 1947. Mais la mesure était déjà annoncée en 1944 dans le programme du CNR (qui réunissait communistes, gaullistes, démocrates-chrétiens…).
Les ordonnances créant ce régime sont d’ailleurs antérieures de quelques semaines à la nomination de Croizat au gouvernement. Le PCF a participé à la création de la Sécu, activement, mais pas seul, et ne l’a pas « imposée » : son principe était soutenu par les autres forces politiques aux responsabilités à la Libération.
📚 BIBLIOGRAPHIE :
Histoire des régimes communistes : The Cambridge History of Communism (dir. Silvio Pons & Stephen A. Smith), Cambridge, 2017
Sur les motivations politiques de l’association « nazisme / communisme » : Laure Neumayer, The Criminalisation of Communism in the European Political Space after the Cold War, 2019
Sur les limites du cadre imposé par le concept de « totalitarismes » : Michael Geyer & Sheila Fitzpatrick (dir.), Beyond Totalitarianism: Stalinism and Nazism Compared, Cambridge, 2009
Sur le libéralisme de la présidence communiste à Chypre : Lambros Philippou, “The Cypriot Paradox: The Communist Way towards Political Liberalism,” The Cyprus Review 22, 2010
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