Oceano nox (Victor Hugo)
Автор: Poésie en chanson - André
Загружено: 2021-03-19
Просмотров: 987
Описание:
VIDÉO À BUT NON LUCRATIF ET NON COMMERCIAL
Poème de Victor Hugo que j'ai mis en musique. Les autres sont sur cette playlist :
• Hugo (Victor)
NON-PROFIT, NON-COMMERCIAL VIDEO
Poem by Victor Hugo that I set to music. The others are on this playlist:
• Hugo (Victor)
Oceano nox (Victor Hugo)
Oh! how many sailors, how many captains
Who left joyfully for distant races,
In this dreary horizon vanished!
How much disappeared, hard and sad fortune!
In a bottomless sea, on a moonless night,
Under the blind ocean forever buried!
How many skippers died with their crews!
The hurricane of their life took all the pages
And with a breath it scattered everything on the waves!
No one will know their end in the plunging abyss.
Each wave in passing of a booty was loaded;
One seized the skiff, the other the sailors!
No one knows your fate, poor lost heads!
You roll through the dark expanses,
Striking with your dead foreheads unknown reefs.
Oh! that old parents, who had only a dream,
Have died waiting every day on the shore
Those who did not return!
We talk about you sometimes in the wakes.
A merry circle, sitting on rusty anchors,
Still mixes for a while your shadowy names covered
With laughter, with refrains, with tales of adventure,
To the kisses that we steal from your future beauties,
While you sleep in the green seaweed!
One asks: - Where are they? Are they kings in some island?
Have they abandoned us for a more fertile shore? -
Then your very memory is buried.
The body is lost in the water, the name in the memory.
Time, which on every shadow pours a darker one,
On the dark ocean throws the dark oblivion.
Soon your shadow is gone from everyone's eyes.
Does not one have his boat and the other his plough?
Alone, during these nights when the storm is victorious
Your white-faced widows, tired of waiting for you,
Still speak of you, stirring the ashes
Of their home and their heart!
And when the grave has finally closed their eyelids,
Nothing knows your names, not even a humble stone
In the narrow cemetery where the echo answers us,
Not even a green willow tree that fades in the autumn,
Not even the naive and monotonous song
That a beggar sings at the corner of an old bridge!
Where are they, the sailors sunk in the black nights?
O waves, that you know gloomy stories!
Deep waves dreaded by kneeling mothers!
You tell them to yourselves while going up the tides,
And this is what gives you these desperate voices
That you have in the evening when you come to us!
---------------------------------------------------------------------
Oh ! combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,
Dans ce morne horizon se sont évanouis !
Combien ont disparu, dure et triste fortune !
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,
Sous l'aveugle océan à jamais enfouis !
Combien de patrons morts avec leurs équipages !
L'ouragan de leur vie a pris toutes les pages
Et d'un souffle il a tout dispersé sur les flots !
Nul ne saura leur fin dans l'abîme plongée.
Chaque vague en passant d'un butin s'est chargée ;
L'une a saisi l'esquif, l'autre les matelots !
Nul ne sait votre sort, pauvres têtes perdues !
Vous roulez à travers les sombres étendues,
Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus.
Oh ! que de vieux parents, qui n'avaient plus qu'un rêve,
Sont morts en attendant tous les jours sur la grève
Ceux qui ne sont pas revenus !
On s'entretient de vous parfois dans les veillées.
Maint joyeux cercle, assis sur des ancres rouillées,
Mêle encor quelque temps vos noms d'ombre couverts
Aux rires, aux refrains, aux récits d'aventures,
Aux baisers qu'on dérobe à vos belles futures,
Tandis que vous dormez dans les goémons verts !
On demande : - Où sont-ils ? sont-ils rois dans quelque île ?
Nous ont-ils délaissés pour un bord plus fertile ? -
Puis votre souvenir même est enseveli.
Le corps se perd dans l'eau, le nom dans la mémoire.
Le temps, qui sur toute ombre en verse une plus noire,
Sur le sombre océan jette le sombre oubli.
Bientôt des yeux de tous votre ombre est disparue.
L'un n'a-t-il pas sa barque et l'autre sa charrue ?
Seules, durant ces nuits où l'orage est vainqueur,
Vos veuves aux fronts blancs, lasses de vous attendre,
Parlent encor de vous en remuant la cendre
De leur foyer et de leur cœur !
Et quand la tombe enfin a fermé leur paupière,
Rien ne sait plus vos noms, pas même une humble pierre
Dans l'étroit cimetière où l'écho nous répond,
Pas même un saule vert qui s'effeuille à l'automne,
Pas même la chanson naïve et monotone
Que chante un mendiant à l'angle d'un vieux pont !
Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ?
O flots, que vous savez de lugubres histoires !
Flots profonds redoutés des mères à genoux !
Vous vous les racontez en montant les marées,
Et c'est ce qui vous fait ces voix désespérées
Que vous avez le soir quand vous venez vers nous !
Повторяем попытку...
Доступные форматы для скачивания:
Скачать видео
-
Информация по загрузке: