Cimetière de Picpus (les fosses communes de la terreur) Paris 2025
Автор: Histoire Art et Patrimoine
Загружено: 2025-11-04
Просмотров: 220
Описание:
04 novembre 2025 Paris
Un peu d'Histoire:
Le cimetière de Picpus a été créé, en juin 1794, au fond du jardin du couvent de Picpus dont les religieuses, chanoinesses de Saint-Augustin, ont été chassées deux ans plus tôt, pendant la Révolution française. À l'entrée du cimetière se situe la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix de Picpus. C'est l'un des quatre cimetières du Paris de la Révolution.
Il reçoit originellement les 1 306 victimes exécutées entre le 14 juin et le 27 juillet 1794, durant la dernière phase du règne de la Terreur. Aujourd'hui, seuls les descendants de ces victimes peuvent y être enterrés, à l'exception de G. Lenotre (1855-1935), historien de la Révolution, auteur d'une histoire de ce lieu et qui put y être inhumé à titre de reconnaissance.
Le cimetière, dont le jardin et ses fosses sont entourés d'un mur, est inscrit au titre des monuments historiques en 1998.
Situé au 35, rue de Picpus dans le 12e arrondissement, il ne se visite que l'après-midi, de 14 h à 17 h, lundi au samedi (fermé dimanche et jours fériés).
Le cimetière est situé dans l'ancien domaine du couvent des chanoinesses de Saint-Augustin (dites aussi de Notre-Dame de la Victoire de Lépante), installé en 1640 par Louis XIII.Il subsiste un pavillon de cette époque ainsi que quelques vestiges de la chapelle.En mai 1792, le couvent est fermé et devient bien national.Il est loué au citoyen Riédain qui en sous-loue une partie au citoyen Eugène Coignard.
Les fosses de la Grande Terreur
La guillotine est installée «place du Trône renversé» (devenue place de l'Île-de-la-Réunion) du 14 juin jusqu'au 27 juillet 1794.Environ 1 300 personnes, parisiennes ou provinciales, y sont exécutées.Afin d'en recueillir les corps, à partir du 13 juin 1794, les autorités font creuser des fosses sur l'ancien terrain des chanoinesses et percer une brèche dans un mur d'enceinte. Cette brèche devait servir à faire passer les chariots transportant les corps.
La partie nord-est du jardin de l'ancien couvent(devenu entre-temps « maison de santé Coignard») est choisie pour y établir des fosses communes.
Une première fosse est mise en service et les corps décapités y sont jetés. Une deuxième la remplace quand la première est pleine.La première contient un millier de cadavres et la deuxième 304.Une troisième fosse a également été découverte en 1929, mais elle n'avait pas été utilisée.La chapelle de l'ancien couvent est utilisée par les fossoyeurs comme bureau afin d'inventorier les effets dont ils dépouillaient les morts. La tradition précise que le sol de l'endroit étant argileux, le sang des victimes stagnait et se putréfiait, provoquant des odeurs nauséabondes, d'autant que les fosses étaient seulement couvertes de planches jusqu'à leur comblement par de la terre.
Les noms des 1 306 personnes qui y sont enterrées sont gravés sur deux plaques de marbre accrochées près du chœur de la chapelle. Plus de la moitié des guillotinés sont des roturiers (579 hommes, 123 femmes) ; il y a également 178 militaires, 136 moines, 131 religieux (dont 23 femmes) et 159 nobles (dont 51 femmes).
Le domaine est vendu le 19 fructidor an III (5 septembre 1795).
Le 24 brumaire an V (14 novembre 1796), le petit terrain rectangulaire renfermant les deux fosses communes est acheté en secret par la princesse Amélie de Hohenzollern-Sigmaringen (épouse d'Antoine Aloys, prince souverain de Hohenzollern-Sigmaringen), car le corps de son frère, le prince Frédéric III de Salm-Kyrbourg, guillotiné en 1794, y repose.
En 1802, une souscription est organisée par la marquise de Montagu pour acquérir l’ancien couvent des chanoinesses ainsi que les terrains avoisinant les fosses communes. Des familles dont les membres avaient été exécutés fondent le Comité de la Société de Picpus pour l'acquisition du terrain, afin d'y établir un second cimetière près des fosses (il n'y a pas de date précise de la fondation de la Société, mais la liste de souscriptions enregistre son premier versement en juillet 1802 et elle est close en 1819).
En août 1926, le terrain de l'enclos devient la propriété de la «Société de l'Oratoire et du cimetière de Picpus» (aujourd'hui «Fondation de l'Oratoire et du cimetière de Picpus»).
1 306 victimes de la Terreur entre le 14 juin et le 27 juillet 1794 enterrées dans deux fosses communes dont :
les seize Carmélites de Compiègne, guillotinées le 29 messidor an II (17 juillet 1794) ;
André Chénier, poète, guillotiné le 7 thermidor an II (25 juillet 1794);
Richard Mique, (1728–1794) architecte français, Premier Architecte de Louis XVI et directeur de l'Académie royale d'architecture, principal maître d'œuvre des travaux du château de Versailles à la fin du XVIIIe siècle. Guillotiné le 20 messidor an II (8 juillet 1794).Son fils est également enseveli avec lui ;
Marie-Amélie de Boufflers, aristocrate française, guillotinée en 1794
Alexandre de Beauharnais, premier époux de Joséphine, future impératrice. Guillotiné le 5 thermidor an II (23 juillet 1794)...
Source et suite sur Wikipédia
Повторяем попытку...
Доступные форматы для скачивания:
Скачать видео
-
Информация по загрузке: