Les Etats - Lyon 8
Автор: DJ ANONYME
Загружено: 2025-10-29
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J’viens d’Lyon,
Boulevard des États,
un quartier du huitième.
J’ai pris ma plume,
pour vous conter ce coin de béton.
Là où j’ai grandi.
C’était une autre époque.
Mais laissez-moi vous raconter.
Quartier coincé entre Paul Santy et Moulin à Vent,
C’était pas forcément le rêve au départ
d’être né là-dedans.
Des vieux immeubles construits bien avant-guerre,
Qui deviendront l’antre de nos galères.
Ce quartier c’était notre terrain de jeu,
Qu’on soit jeune ou un peu plus vieux.
Des trucs de fou s’y sont passés,
Souvent des bagarres éclataient
avec d’autres quartiers (Mermoz, Gerland).
À la vogue beaucoup ont laissé
des nez et des dents.
Des réputations se gagnaient et se perdaient
sur la place du 8 Mai.
C’était un autre temps,
qu’on n’est pas près de retrouver,
Et pourtant,
ça nous a pas empêchés d’germer.
C’était une certaine façon de vivre ensemble,
mais en tout cas c’était la nôtre,
Aucune différence entre les êtres,
on était des États et fiers de l’être.
On venait d’là, des États,
un quartier populaire,
melting-pôte et galères,
Sur les bancs, on refaisait le monde,
Et on criait notre amour,
d’être nés dans ces tours,
Lyon 8, en vrai, ça s’explique pas,
c’est soit ça s’vit,
soit ça comprend pas.
L’immeuble où j’ai grandi,
c’était le 66,
Y’avait de tout dans cette allée,
comme dans les autres d’ailleurs.
Des Blacks, des Blancs, des Beurs,
Des vieux Portugais, des Italiens,
Des vieilles mémés
et leurs p’tits chiens.
Personne avait d’argent,
personne roulait sur l’or,
Mais l’or,
on l’avait dans le cœur.
Lyon 8, en vrai, ça s’explique pas,
c’est soit ça s’vit,
soit ça comprend pas.
Les États, dans les années 90,
Quoi qu’on en dise, c’était vraiment le kiff.
Une époque avant Internet,
Où le quartier faisait encore la fête.
Le concours des vitrines,
les lumières des commerçants,
Les gosses qui couraient,
les anciens sur les bancs.
Et ce fameux soir du 12 juillet,
Quand Zidane a fait ce dont tout l’monde rêvait…
Lyon 8, en vrai, ça s’explique pas,
c’est soit ça s’vit,
soit ça comprend pas.
En tout cas, ce quartier m’a marqué,
Ainsi que tous ceux qui y ont habité.
Des racines bien ancrées
dans ce bitume tout abîmé,
Je parlerai pas de ceux qui nous ont quittés,
mais on aura toujours une pensée.
Par contre,
je donnerais cher pour y retourner,
Ne serait-ce qu’une seule journée.
On venait d’là, des États,
un quartier populaire,
melting-pôte et galères,
Sur les bancs, on refaisait le monde,
Et on criait notre amour,
d’être nés dans ces tours,
Lyon 8, en vrai, ça s’explique pas,
c’est soit ça s’vit,
soit ça comprend pas.
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