16- L'infusion de lumière
Автор: Sullinde
Загружено: 2026-03-07
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Un saxo qui gémit le blues de ton absence,
Sur le balcon j’étouffe à crier ton prénom,
Mais déjà le sommeil recouvre mes défenses,
Je glisse dans une nuit, sans but ni horizon.
Fumée ! Caricature de parfums déformés,
Des sons, des couleurs lourdes éclatent en silence,
Et il ne reste en moi que le goût conservé,
Tout est démesuré, l’amour... et même l’absence.
Je t’aime dans tes yeux, dans ce destin malade,
Où je t’ai rencontrée, au hasard des bombes,
Quand le monde tombait en poussières maussades,
Et que nos deux regards se défiaient dans l'ombre.
Le vent ne m’a jamais laissé la moindre chance,
Ma vie ne valait guère plus que ce qu'on m'en offrait.
Je perdais des journées à fixer l’indolence
De cette araignée rouge tissant l’éternité.
Le ciel se faisait lourd de plomb et de fatigue.
J’écrivais pour nier la chambre et ses mystères,
Longtemps, bien trop longtemps, pour tromper le vertige
Où ma jeunesse dormait sous des draps de poussière.
Enterré l’univers de nos deux jeunes années,
Il n’en reste aujourd’hui qu’un silence trop noir,
Un vide qui dévore les heures condamnées,
Un arrêt sur image au quai de la mémoire.
Atroce déchirure !! La pluie dedans les yeux.
Ces yeux emprisonnés de cet août en hiver.
Les rails sont des plaies dans la terre des adieux,
Cicatrices béantes au ventre de la terre.
Alors vint cette attente, interminable prière.
Les bus de l’aube grise, la lune encore témoin,
Des jours sous la blouse aux barreaux fonctionnaires,
Et les nuits expirées sans traces de ton parfum.
Dans des draps clandestins je cherche l'irréel :
Ta présence, ta chaleur, ton ombre orpheline.
Je bâtis au futur un fragile pluriel,
Dans le silence blanc du zénith qui s’incline.
Des journées de perdues où tu n'existes pas,
Où chaque heure est un mur que ton absence renforce.
Mais demain perce déjà dans l'ombre de mes pas,
Comme un rai de lumière défiant la nuit retorse.
Nous reverrons le quai où nos doigts se sont tus.
Après le choc brutal de tendres retrouvailles,
Nous boirons à genoux en clarté continue,
L'infusion de lumière d’une aube éternelle.
Même si j’apprends un jour, au détour d’un aveu,
Que tu en as pleuré, je chanterai quand même,
Car l’amour survit aux larmes et aux adieux,
Et fait de nos blessures un langoureux poème.
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