Le symbole, la forme pure du signe
Автор: Dr. Mona Hashem
Загружено: 2025-11-11
Просмотров: 267
Описание:
Dans la théorie sémiotique classique, héritée de Ferdinand de Saussure et de Charles Sanders Peirce, on peut en effet considérer que le symbole représente la forme la plus "pure" ou la plus "stricte" du signe. Voici les raisons :
1. L'Arbitraire Radical
Pour Saussure, le signe linguistique (qui est un symbole) est fondamentalement arbitraire. C'est sa caractéristique première. Il n'y a aucun lien naturel entre le signifiant (l'image acoustique "b-œ-f") et le signifié (le concept de l'animal bovin). La preuve est que d'autres langues utilisent un signifiant totalement différent ("ox" en anglais, "buey" en espagnol).
Le symbole incarne parfaitement ce principe d'arbitraire. Sa signification repose entièrement sur une convention sociale, un contrat tacite entre les membres d'une communauté. Sans cet accord, le signe n'a aucun pouvoir.
L'icône et l'indice, au contraire, "échappent" en partie à cet arbitraire. Leur lien avec leur objet est motivé (par la ressemblance ou la cause). On peut deviner leur sens sans avoir appris la convention au préalable.
2. La Nécessité d'une Convention Sociale
Le symbole est le signe qui dépend le plus intégralement de la culture et de l'apprentissage. C'est le signe dans sa dimension la plus sociale et la plus conventionnelle.
Pour comprendre une icône (un pictogramme), on peut s'appuyer sur la perception.
Pour comprendre un indice (la fumée), on peut s'appuyer sur la logique et l'expérience du monde.
Pour comprendre un symbole (un mot, un drapeau), on est obligé de faire appel à un savoir culturel appris. Il n'y a pas d'autre moyen.
En ce sens, le symbole est le signe qui est le plus "nettement" un signe, car sa fonction de représentation est entièrement construite par la société et ne découle pas des lois de la nature ou de la perception.
3. Le Symbole comme Cas "Paradigmatique"
Lorsqu'on enseigne la notion de "signe", on prend souvent l'exemple du mot (un symbole) parce qu'il illustre de la manière la plus claire et la plus irréfutable la dissociation entre :
La forme matérielle (le signifiant)
L'idée (le signifié)
La chose réelle (le référent)
Avec un symbole, cette dissociation est évidente et incontestable. Avec une icône ou un indice, les frontières sont parfois plus floues (une photo est à la fois un objet et un signe).
Conclusion : Une Hiérarchie Théorique
On peut donc établir une gradation dans la "pureté" du signe :
L'Indice : C'est le signe le plus "ancré" dans le réel physique. Le lien est si fort qu'on le confond parfois avec la chose elle-même (la fumée fait partie du phénomène "feu"). C'est un signe presque naturel.
L'Icône : C'est un signe "motivé". Il crée un pont entre le perceptible et le conceptuel grâce à la ressemblance. Il est plus abstrait que l'indice, mais reste intuitif.
Le Symbole : C'est le signe le plus "abstrait", le plus "conventionnel" et le plus "strict". Sa relation signifiant-signifié est purement intellectuelle et sociale. Il ne doit son pouvoir de signification qu'à un système de règles (la langue, la culture). En cela, il est le signe dans son sens le plus abouti et le plus distinct.
Les signes sont rarement purs dans la pratique et leur interprétation peut changer selon le contexte, l'usage et la culture. La catégorie d'un signe (icône, indice, symbole) n'est pas toujours fixe ; elle peut évoluer.
Повторяем попытку...
Доступные форматы для скачивания:
Скачать видео
-
Информация по загрузке: