Tout reste encore à inventer.
Автор: Aurelien Petillot
Загружено: 2022-05-12
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Paroles et musique: Benoît Brouillard
Arrangement: Aurélien Pétillot et Jean-Louis Clairon
Chant: Benoît Brouillard
Alto: Aurélien Pétillot
Guitare: Jean-Louis Clairon
Comment dire ces jours sans indélicatesse
Cet exil singulier où confiné chez soi
L’homme découvre enfin sa toute petitesse
Et au bord du chemin bien obligé s’assoit
Souvent je songe à nos montagnes
Seront-elles sans lendemain
Pourrai-je encore ma compagne
Y venir demander ta main?
Comment dire ce vent qui attise nos braises
Et murmure au printemps la mort qu’on n’attend pas
Et ce chemin de croix qui se change en fournaise
Versant dont chaque issue conduit au Golgotha
Ces jours-ci les vieilles montagnes
Dilacèrent nos horizons
Fini le pays de Cocagne
Connaîtrai-je une autre saison?
Comment dire ce temps qui tarit l’âme humaine
Et qui flétrit le cœur jusqu’à le dessécher
Faut-il qu’à tout jamais ce triste énergumène
Saccage l’univers pourtant si ébréché?
L’homme arraisonne les montagnes
Il cultive un tout autre blé
L’un ne perd que l’autre ne gagne
À n’en être jamais comblé
Comment dire ces dieux qui toujours laissent faire
Et le silence accru de leur révélation
Suis-je devenu sourd ou est-ce Lucifer
Qui tire les ficelles avec jubilation?
Mais je ne crois pas que les montagnes
Aient pu désépouser le ciel
Et le divin ne s’en éloigne
Que pour s’unir à l’arc-en-ciel
Comment dire ces gens, ces ouvriers de l’ombre
Qui servent ces jours-ci un tout autre idéal
O métiers essentiels, petites mains sans nombre
Vous relevez les hommes en ce temps floréal
Quand je songe aux blanches montagnes
Qui n’en finissent de briller
Je bâtis des châteaux en Espagne
Me surprends à m’émerveiller
Comment dire l’espoir qui du cœur monte aux lèvres
Quand les hommes brouillonnent une aurore à leur pieds
Il n’appartient qu’à eux que le monde s’enfièvre
Que se décillent un peu ses habitants inquiets
Quand nous grimperons les montagnes
Si belles aux jours revenus
Nous verrons du haut d’Estaragne
Si la blessure diminue
Le jour vient où bientôt la vie se désenclave
Emportant pour un temps le malheur assoupi
Tous les pestiférés des temps anciens le savent
Qui sont passés par là et qui ont connu pis
Nous dormirons dans les montagnes
Aux soulanes les plus ventées
En notre terre de cocagne
Tout reste encore à réinventer
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